Un conseiller politique appelle à taxer l’e-commerce en Chine

11 mars 2011

Le parlement chinois à annoncé récemment son envie d’imposer rapidement de nouvelles taxes sur les sites e-commerce locaux dans la mesure où le nombre d’acheteurs en ligne ne cesse d’augmenter. C’est en tout cas ce qu’a déclaré mardi Zhu Yilong, membre du CCPPC (Comité national de la conférence consultative politique du peuple chinois).

Certains seront étonnés de cette annonce, pourquoi vouloir taxer un secteur en plein essor ? Tout simplement parce qu’en Chine, la plupart des boutiques en ligne (qu’elles soient B2C ou B2B) ne sont pas déclarées. Les revenus qu’elles génèrent échappent donc totalement aux impôts. Cette nouvelle taxe serait donc pour le gouvernement une façon de combler cette lacune.

En Chine, de nombreux portails permettent aux Chinois de commencer à vendre sur le net après avoir fourni quelques informations personnelles et payé un droit d’entrée ou un abonnement.

Selon la proposition faite par M. Zhu, l’Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois) pourrait décider de réguler l’industrie du commerce en ligne en Chine, et demanderait alors aux boutiques en ligne de se déclarer et de payer leurs impôts.

Si la proposition est adoptée, les revenus de l’Etat sur le commerce en ligne augmenteront considérablement, puisque la Chine compte 384 millions d’internautes.

Des milliers de sites web en Chine font du e-commerce, secteur dont le chiffre d’affaires a dépassé les 250 milliards de yuans (37 milliards de dollars) en 2009. Taobao.com, leader du commerce en ligne en Chine, représente à lui seul 80% de ce chiffre d’affaires.

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